Jour 23 : Le bus de l'enfer !


Objectif : rejoindre Yangon 



Pour préparer un bus de l’enfer, mettez 30 birmans et 18 birmanes dans un bus (les birmanes sont l’élément clé de votre recette). Pour que le résultat soit optimal, veillez à bien choisir des birmans qui :
-       Se raclent la gorge et crachent toutes les cinq minutes,
-       Ecoutent tous de la musique birmane différente à fond sans mettre des écouteurs,
-       Rigolent fort aux blagues potaches d’une série TV diffusée dans le bus,
-       Ne parlent pas un mot d’anglais.

Petite particularité concernant le choix des birmanes, sélectionnez celles qui ont un estomac très très très (très) fragile.

Effectuez le trajet sur une route montagneuse et chaotique. Pour que celle-ci soit qualifiée de « chaotique », votre route devra respecter les conditions suivantes :
-       Être de préférence un chemin de terre parsemé de cailloux plutôt qu’une route bitumée,
-       Être très étroite, au point d’approcher le ravin à de multiples reprises,
-       Ne pas permettre le croisement de deux véhicules (en fait si ça passe mais on se demande toujours comment),
-       Comprendre un trou ou une bosse tous les mètres.

Afin d’éviter tout débordement, vous pouvez ajouter avec parcimonie du personnel à bord veillant à ce que la mayonnaise monte bien.

Laissez mijoter approximativement 20 heures.

Vous obtiendrez :
-       Beaucoup beaucoup beaucoup (beaucoup) de bruit,
-       Un bon gros mal de tête,
-       Une impossibilité chronique de s’endormir,
-       Et surtout, une centaine de sacs à vomi remplis à ras bord.

Et oui, si il existait un concours du meilleur vomisseur, nos voisines de gauche remporteraient à coup sûr la palme d’or puisqu’elles ont réussi à vomir sur un rythme constant d’un vomi toutes les deux minutes, même lorsque le bus était à l’arrêt, et ce durant 20 heures !!

Pour couronner le tout, notre trajet a été modifié suite à l’effondrement d’un pont quelques semaines avant notre passage. Apparemment, celui-ci n’a pas résisté au poids d’un bus et il semblerait que personne n’ait survécu… Mais bon, nous n’aurons jamais la vraie info, vous vous en doutez. Du coup, tous les véhicules doivent passer par un bac pour traverser la rivière. Et c’est parfois très très très (très) long, jusqu’à 4 heures d’attente aux périodes d’affluence.

Enfin bref, on est bien bien bien (bien) content d’être arrivé à Yangon à 5h30 du matin.

Le sac à vomi dans les bus birmans
THE sac à vomi


Pont cassé dans l'état Chin
Pont cassé


Bac dans l'état Chin

Damien

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